LA CULTURE A PARTS ÉGALES
LES ENJEUX DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL

En 2003, l’UNESCO mettait sur pied une convention destiné à promouvoir une nouvelle catégorie patrimoniale, le Patrimoine Culturel Immatériel. L’un de ses principaux objectifs était de rééquilibrer la carte patrimoniale mondiale que les pays du Nord occupaient très majoritairement dans le règne des Monuments Historiques. Cela passait par la reconnaissance, en tant que patrimoine mondial, d’éléments culturels tels que des pratiques festives, des savoir-faire, des performances artistiques, ou des récits.

Aujourd’hui, après près de quinze années de mise en œuvre, l’on peut dégager un premier bilan en répondant à quelques questions : le rééquilibrage recherché a-t-il été atteint ? Quels effets (politiques, éthiques, économiques notamment) ce Patrimoine Culturel Immatériel a-t-il eus sur les communautés et les Etats ? Quelles modifications, enfin, cet élargissement de la définition patrimoniale a-t-il provoquées concernant la notion même de patrimoine ?

Nicolas ADELL
Maître de conférences en anthropologie
Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès
LISST – Centre d’anthropologie sociale
https://univ-tlse2.academia.edu/NicolasAdell
http://visa.hypotheses.org