Evenement le 08/06/2022

Catégorie : ConférencesDébatsEvénements

Horaires : 18h00

Lieu : Montpellier

Les inscriptions sont maintenant ouvertes.

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https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-debat-quelle-assistance-pour-mieux-mourir-en-france-339789829527

Que faire quand on ne peut plus sauver ? Quelle aide, quel accompagnement offrir à une personne qui estime que le temps est venu de partir ? Face à la mort annoncée, quels sont les bons gestes médicaux et quel est le juste tempo pour raccourcir une perspective de souffrance, pour éviter la déchéance ? Faut-il légiférer alors que très peu de malades en fin de vie demandent sans ambivalence l’euthanasie ?

Un « choc des cultures » est-il vraiment inévitable entre soins palliatifs suicide assisté ? Ou les deux voies ne peuvent-elles être complémentaires pour répondre à tous les cas de figure ?

Devenu une des grandes questions de société de ce début de XXIè siècle, c’est un sujet complexe et intime que celui d’offrir à quelqu’un la possibilité de « mourir dignement » (formule qui relève de conceptions multiples), en douceur et dans la continuité de sa trajectoire de vie singulière. En d’autres termes, dans le respect de ses valeurs et de sa volonté.

Les consciences ont évolué, en France comme dans la plupart des pays occidentaux. Mais malgré des années de débats et de confrontations, il subsiste des divergences dans les logiques, les sensibilités et les temporalités.

En matière d’euthanasie et de suicide assisté, les réticences politiques restent fortes en France sur le plan législatif. La prudence est de mise sur un sujet aussi clivant mais depuis une vingtaine d’années, la pression de l’opinion publique s’intensifie. La loi Claeys-Léonetti, en vigueur depuis 2016, est largement méconnue et l’offre de soins palliatifs reste très insuffisante dans les services hospitaliers pour permettre d’offrir une mort paisible au plus grand nombre.

Quoi qu’il en soit, la maîtrise temporelle de l’agonie médicalisée est un point essentiel. Le temps de mourir ne doit être ni trop court, ni trop long, par égard pour le patient comme pour les proches dont le deuil commence en amont du décès. L’enjeu de ce problème pratique est éminemment éthique. Il interroge les limites et le sens des gestes médicaux de support. Il est aussi philosophique, civique et politique.

Mais demeure en suspens la question de l’«ultime liberté», celle de choisir son heure, de disposer de son corps et de son destin de manière responsable et éclairée. Un progrès ou une régression éthique porteuse de dérives ?