Publié le 22/05/2026

Le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) et le Comité consultatif national d’éthique du numérique (CCNEN) ont récemment publié un avis commun consacré aux enjeux d’éthique liés au développement des neurotechnologies numériques.
Au-delà des perspectives médicales inédites qu’elles offrent, les neurotechnologies numériques soulèvent des tensions éthiques et juridiques, notamment du fait de leur utilisation élargie au sein de la société, à travers des applications envisagées dans les domaines professionnel, éducatif ou de loisir, parfois dans une perspective d’« augmentation » des performances ou d’amélioration du « bien-être ».
Pour en débattre, l’Espace de réflexion éthique Occitanie a organisé une table ronde le mercredi 6 mai 2026 à Toulouse sur le thème :
Interfaces cerveau-machine et autres neurotechnologies numériques – Aspects éthiques

Cette rencontre s’est tenue en présence des deux co-rapporteurs de l’avis, aux côtés de chercheurs, d’un juriste et d’un philosophe, pour questionner les enjeux éthiques soulevés par ces dispositifs.
« Pour certaines personnes atteintes de maladies neurologiques ou en situation de handicap, les neurotechnologies numériques ouvrent des perspectives réelles. Cet espoir doit s’accompagner d’une exigence constante de bienfaisance et de non malfaisance. » – Jean-Antoine Girault, neurologue et directeur de recherche à l’INSERM, membre du CCNE et co-rapporteur de l’avis 150/10
« L’accès potentiel à l’activité cérébrale touche à ce qui fonde l’identité même de la personne. La protection des données neurales, extrêmement sensibles, est une priorité et doit être garantie. » – Catherine Tessier, directrice de recherche à l’ONERA, membre du CCNEN et co-rapporteure de l’avis 150/10
